Zayn, Liam, Harry, Louis, Niail… Autant de prénoms qui ont choisis de prendre UNE direction : celle du succès qui a fait la fierté de leur nation. Grâce aux One Direction la Grande Bretagne a pu redevenir grande et prouver à tous qu’il n’y avait que la terre de cette petite île qui était aussi fertile pour faire éclore des boys band dignes de ce nom.

Mais… Après avoir chanté l’amour et la joie en groupe, mèche au vent, emprisonnés dans ces corps adolescents, la fatalité s’est invité pour briser la naïveté. L’heure était venue. L’horloge de la vie à repris ses droits et il a fallu pour chacun des One D réfléchir au sens de l’existence et accepter le fait qu’il ne leur était plus permis de faire leur beurre sur leurs visages poupins et leurs dents de lait, car désormais, des hommes ils étaient. Et oui, le poil de leur menton ne pouvait plus se cacher et leur pomme d’Adam grossissait à chaque instant. C’est dans la terreur d’une future calvitie et de pâte d’oie naissantes que les « garçons » ont du se pencher sur leur destin. Décidant de combattre le mal par le mal, chacun a pris ses dispositions pour parer à l’inévitable et percevoir le sens de la virilité.

Si Zayn et Liam ont trouvé leur salut en adoptant les codes américains, les trois autres sont restés fidèles à leur terre et à ses doctrines musicales et vestimentaires. Mais d’un côté ou de l’autre de l’océan, le fait est que chacun, à sa façon, a dû emprunter le chemin tortueux de la street credibility et dire adieu à ses amis. Car on est jamais que seul dans la vie.

En s’appuyant sur les images des clips Dusk Till Dawn, Strip that Down, Back to You,  Sign of the Times et Too Much to Ask  L’œil du Kraken vous révèle comment ces garçons sont (ENFIN) devenus des hommes.

  1. Zayn Malik aka le Taulier: la méthode forte.

Si il n’affiche que 24 ans au compteur, Zayn est celui qui a quitté le navire en premier. Avec une carrière solo vieille de deux années le chéri de ses dames fait figure d’aîné aventurier. Ayant piétiné l’innocence et la candide moralité Zayn a connu une violente « Bieberisation » de sa personne. Après avoir amoncelé tatouages et percings, changé moultes fois de coupe et de couleur de cheveux, l’artiste nous revient avec Dusk Till Dawn s’offrant même un duo avec l’indétrônable championne du featuring : Sia. Fort de son expérience et sûr de ses acquis il dit lui même « not tryna be indie, not tryna be cool », le garçon est désormais tellement en place qu’il n’a même plus besoin de faire appel à son côté olé-olé (souvenez-vous le clip de Pillowtalk où il pleurait du sang noir parce que sa partenaire avait un sexe en forme de fleur). Cheveux rasés et peroxydés, c’est le permis probatoire en poche que le petit Zayn lunettes de soleil carré sur le nez nous prouve qu’il a pénétré dans la cour des grands. Jaguar rutilante, attaché-case, explosions, démêlés avec le FBI sur fond d’embrouille avec une triade chinoise, Dusk Till Dawn montre que le chanteur n’est plus aux prises de la recherche de virilité, car la côte a bel et bien été montée, la preuve on l’appelle même MONSIEUR Malik.

  1. Liam Payne aka le Classique : la méthode naturelle.

Le numéro 2 du feu boys band présente quelques similitudes avec le taulier. Pareillement âgé et tout aussi tatoué, Liam a choisi d’emprunter la même voix mais d’une façon autrement plus acidulée, ne ressentant pas le besoin d’envoyer tout valdinguer en se perçant le nez. Si il n’hésite pas à parler de ses origines “you know I used to be in 1D” il précise néanmoins “now I’m out free” et exprime son souhait de “just have fun and get rowdi” – tout un programme. Reconnaissant ses origines sans pour autant les accepter, Liam emploie une méthode aussi douce que mainstream. Avec un clip présentant un petit côté Hotline Bling dans le décor, qui fait la part belles aux plantes vertes, l’ex-garçon s’adonne à sa quête de virilité oscillant entre ancien et renouveau. Si il affiche fièrement un style américano-hipster sobre avec du bombers et du teddy à toutes les sauces tout en jetant des regards désabusés afin de montrer au monde que désormais hype il est, Liam encouragea la chorégraphie de groupe et enchaîne même quelques pas de danse, prouvant dans le même temps qu’il sait d’où il vient et qu’on ne change pas les bonnes recettes de tatie England.

Alors tuer le père pour devenir un homme oui, mais cracher dans la soupe non.

  1. Louis Tomlinson aka le hustla parvenu : la méthode schizophrène.

Voici venu le tour de Loulou « l’ancien » (26 ans). Avec Back to you celui qui autrefois ne jurait que par les marinières nous dévoile un changement de cap à 380 degrés. Capable de tout pour enterrer la période One D où il faisait figure du garçon de bonne famille, Louis nous entraîne dans les faubourgs d’une ville de province anglaise, accoutré comme « un gars posé en bas des tours », des années 90. Remettant au goût du jour les marques mortes qui ont accompagné vos longues heures d’EPS (Kappa, Umbro, on est presque à la limite du Sergio Tacchini), le papi de la bande s’encanaille avec une blonde (qui a copié la couleur de Zayn) légèrement vêtue qui aime à multiplier les pauses lascives. S’étant jurer de casser son image de fils à papa en mocassins, Louis a chaussé ses crampons, joue au foot avec les enfants des rues et fréquente les stades de banlieue vides. Mais cette brutale rotation de volant impliquant ce changement de vie radicale lui fait mal : “I don’t even know myself”. En pleine crise existentielle, étriqué dans ses atours de virilité, Louis devient un homme malgré lui. Reniant son passé et ses amis (“I Know my friends give me bad advice”), il se retrouve pris, emporté et surtout fatigué par le tourbillon de la vie.

Mais, désormais homme il est (= mèche plaquée en arrière, regard de drogué, barbe et traits tirés).

  1. Harry Styles aka le poète : la méthode Cristina Cordula.

Pendant que ses ex-collègues se sont appliqués à devenir des hommes en reproduisant ce qui se faisait de plus courant, Harry à lui osé projeter son regard fourbe beaucoup plus loin. Après des heures de visionnage de Nouveau Look pour une Nouvelle Vie le garçon à la lèvre maigrelette a compris et suivi les conseils franco-brésilien de la présentatrice : pour devenir un homme il faut s’habiller comme un homme (“ma chérie”). Adieu slim et vestes ajustées so 2000, bonjour manteau napoléonien et bottines à bouts carrés. S’inspirant du style indémodable des ancêtres, Harry assume un menton timidement poilu et nous offre une balade mélancolique et solitaire sur les falaises anglaises. Parlant honnêtement des “sign of the times” Harry n’est pas dupe et sait que chaque jour qui passe le rapproche un peu plus de la mort. Entre mer et vent le petit garçon est devenu un homme désabusé las de lutter. Jetant un regard amer sur l’existence, il en est réduit à voler au dessus des forêts en déversant sa parole morbide au monde, qu’il souhaite quitter le temps d’un clip.

  1. Niail Horan aka le raté : la méthode de l’échec.

Inutile de s’attarder sur le sort du pauvre Niail car pour lui ces histoires de séparation et d’épanouissement solo c’était juste “too much to ask”. Celui qui portait fièrement la coupe de Dragon Ball Z n’a su se réinventer. Arborant un triste béret gris, sa vie se résume désormais à errer dans le métro et a squatter la table de gens qui ne veulent pas de lui.

Vous l’aurez compris, tous les chemin mènent à Rome. Si les caractères, les méthodes et les coupes de cheveux diffèrent l’objectif est le même : STREET CRED (motherfucker). Enterrer les couplets enfantins, casser les gueules d’anges et les slims trop serrés, les One D ne parlent plus de “light up my world” et autres niaiseries, désormais bien décidés à burn down tha place (motherfucker) comme des bonhommes.

Ou pas.

 

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