Luis Fonsi – Despacito, feat Daddy Yankee – 2017

C’est la première fois que Kevin, 16 ans, part une semaine en vacances sans ses parents à Porto Rico. C’est chez son grand-père à San Juan mais qu’importe, il fera ce qu’il veut et se fera des amitiés inoubliables dans le quartier. Malheureusement l’activité principale est de jouer au domino avec le club du troisième âge et Kevin s’ennuie fermement durant plusieurs jours.

Sur le banc en face de chez lui, Kevin rencontre Ramon, du même âge. Les deux jeunes s’entendent bien et se lancent dans une partie de foot endiablée, manquant d’exploser la vierge en céramique trônant fièrement sur la place du village.

Kevin et Ramon se donnent alors rendez-vous à la plage après manger : c’était sans compter le grand-père de Kevin qui lui impose une heure trente de sieste avant de se baigner, « sinon tu risques de mal digérer ». Rebelle, il échappe à sa surveillance pour rejoindre son pote en bord de mer, serviette Snoopy au bras. Grosse déconvenue : pas de sable, que des rochers longeant les bâtiments de brique et une mer déchaînée. Peu importe, Ramon a emmené son enceinte Bluetooth et les deux amis se posent sur une minuscule parcelle de sable trouvée après une bonne heure de marche, refaisant le monde au son d’un bon Reggaeton des familles.

Le soleil se couche sur la baie de San Juan, Kevin et Ramon se préparent à sortir après un petit apéro improvisé. Ils n’ont pas les 18 ans requis pour entrer au Pacha, mais tentent le coup du gel soigné et parfum de bonhomme (One Million, de Paco Rabanne). Carte d’identité à l’appui, nos apprentis tombeurs se font refouler et terminent au bar d’en face, le Captain. Rempli de vieux et de jeunes dans la même situation, ils cachent leur désespoir en commandant une tournée de shooters au barman peu regardant sur la légalité de leur demande. Mais une sublime latino aux bras d’un autre à l’entrée du Pacha attire l’œil de Kévin, instantanément amoureux. Il ne cessera d’y penser que lorsqu’il s’endormira, un pied à terre afin d’éviter que l’ultime shooter au piment ne ressorte aussi vite qu’il est rentré une heure plus tôt.

Le lendemain, Ramon se demande bien ce que fout Kevin à chanter seul sur les rochers de la plage. C’est simple : alors qu’il étendit son linge ce dernier tomba sur la bomba latina de la veille se frottant sur son mur. L’étrangeté de la chose ne frappe pas Kevin : elle se frotte sur SON mur. SON MUR A LUI ! Quelques balbutiements plus tard il obtint son nom – Monica -, puis son numéro avant qu’elle parte embrasser la tête d’un gosse random sur le bord de plage.

Paniqué après un « slt c Kev, c mn num. PS t tro minione », il propose à Monica de venir jouer aux dominos avec les vieux du quartier. Elle s’éclate tellement qu’elle ramène tous ses potes, l’occasion d’une petite macarena dans la rue grâce à l’enceinte de Ramon. Galvanisés par l’énergie de cette journée démente, notre petit groupe fait le tour du quartier avec la Twingo de papi Luis, Fun Radio à fond les ballons.

Arrive rapidement le samedi soir et Kevin et Ramon n’ont pas de plan pour sortir. Qu’importe, la Macarena est passée, Monica doit bien avoir des goûts de beauf et les suivra au Captain.

C’est la folie dans le bar : voyant un néon au nom de la bière Desperado qui lui inspire une chanson, Kevin improvise et met le feu au dancefloor avec son pote. Tous les regards se tournent alors vers Monica arrivant en robe « boule à facettes ». Les hormones en feu de Kevin prennent le relai et manquent d’exploser le bassin de sa bien-aimée qu’il entraîne dans une danse basée sur trois positions du kama sutra. La fête continue jusqu’à 6h, la nuit se fait torride.

Sur les rochers face au soleil levant de leur dernier jour à Porto Rico, Kevin et Monica, échangent l’ultime baiser d’un amour impossible. Accusant le contre-coup de la nuit blanche, Kevin poste une vidéo de ses péripéties sur Youtube avant de s’endormir le sourire aux lèvres dans l’avion du retour…

Cinéphile infiltré dans l'industrie du ciné. In David Fincher we trust.

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